J'avais mis
mes escarpins rouges, un chemisier cintré blanc avec une jupe de
coton grise et laissé mes cheveux noirs et raides lachés sur ma
nuque. J'avais aussi teinté mes lèvres d'un rouge provoquant et mis
mes sous-vêtements de dentelles noirs et rose poudré. Le client_un
trentenaire aux yeux et cheveux bruns, apparemment d'un milieu aisé
d'après ses vêtements de marque et sa façon de s'exprimer_ n'était
pas spécialement mon genre et avait l'air un peu trop sûr de lui.
Nous Prîmes un verre et j'allai prendre une
douche.
Je sortis, en prenant soin de faire jouer la lumière
tamisée sur mon corps. Il me regardait, bouche bée. Je ne savais
pas que je pouvais faire autant d'effet sur un homme ! J'avançai.
Il me tendit la liasse de billet que je comptai et rangeai dans ma
pochette vernie Dior. Puis, voyant qu'il me fixait toujours_ ce qui
me mettait mal à l'aise mais me flattait_ je le pris par la main et
l'emmena jusqu'à la chambre. iL ne bougeait pas, m'observant, en
silence, comme envoûté par mon être. Je m'allongeai sur les draps
de satin noir qui mettait en valeur ma peau pâle et me cambrai,
mimant un désir factice. Il s'anima enfin et vint me rejoindre.Je
déboutonnai sa chemise tandis qu'il dégrafait mon soutien-gorge,
dénudant ainsi une menue poitrine ferme. Puis je fis ce pourquoi
j'étais payée, lachai quelques gémissements, me rhabillai et
abandonnai le client, les yeux encore pétillants de
plaisir.
Une fois chez
moi, je pris la liasse de billets et la mis avec les autres dans le
tiroir réservé au payement de mes études ...
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